
L’exploitation sexuelle d’un enfant ou d’un adolescent constitue
un crime grave contre la personne. Tel que prévu dans l’Entente
multisectorielle relative aux enfants victimes d’abus sexuels, de
mauvais traitements physiques ou d’une absence de soins menaçant
leur santé physique, le poursuivant doit maintenir une étroite
collaboration avec la police et les directeurs de la protection de
la jeunesse, et ce, dans l’exercice de leurs responsabilités
respectives, de manière à sauvegarder l’intérêt de l’enfant et
l’intérêt général de la société.
Même s’il y a une preuve suffisante contre l’auteur de l’infraction,
certaines situations peuvent justifier, dans l’intérêt de l’enfant
et de la protection de la société, de ne pas intenter de poursuites.
Le poursuivant pourra, à la suite des consultations qu’il aura
faites auprès de l’enquêteur et du directeur de la protection de la
jeunesse, ne pas autoriser une poursuite s’il est d’avis que les
conséquences négatives pour l’enfant l’emportent sur l’intérêt de la
société de dénoncer et de poursuivre les auteurs du crime. Dans tous
les cas, le poursuivant doit prendre en considération les critères
établis dans le cadre de l’Entente multisectorielle.
Par ailleurs, si la poursuite est autorisée, le même poursuivant
doit, à moins de circonstances exceptionnelles, être chargé du
dossier tant que la procédure judiciaire n’est pas terminée; de
plus, le poursuivant devra favoriser toute forme d’accompagnement ou
d’aide à l’enfant.