
En portant des accusations lorsque les circonstances le
requièrent, le poursuivant contribue à faire régner la justice, la
paix et la sécurité dans la société. Son action serait toutefois
vaine si aucune peine n’était imposée, car la peine appropriée
contribue à la paix sociale et à la protection de la société. La
détermination de la peine n’est pas du ressort du poursuivant, mais
celui-ci doit néanmoins y contribuer en faisant, dans les limites
prévues par la loi, des représentations au tribunal. Dans cette
attribution, il doit évaluer la gravité objective et subjective de
l’infraction et recommander au tribunal, parmi l’éventail des
peines, celle qui est de nature à mieux servir les intérêts de la
justice et de la société.
Dans le cours de ses représentations sur la peine, le poursuivant
doit faire valoir, devant le tribunal, le point de vue et les
préoccupations des victimes, notamment quant aux conséquences du
crime sur leur intégrité physique ou psychologique et sur leurs
biens.
En matière d’infractions contre le bien-être public, la peine
minimale sera généralement demandée. Ces principes demeurent
toutefois applicables dans les situations où une peine plus forte
est réclamée.