
Dans l’exercice de leurs compétences respectives, le Parlement
fédéral et l’Assemblée nationale peuvent prohiber un même
comportement et le sanctionner pénalement. Il arrive donc que l’on
puisse, pour un même manquement, porter une accusation pour avoir
contrevenu au Code criminel, à une loi fédérale ou à une loi du
Québec.
Le droit criminel étant un droit répressif qui stigmatise pour
longtemps la conduite des personnes, il faut pour cette raison y
recourir avec modération lorsque d’autres voies permettent
d’atteindre les mêmes fins. Le poursuivant procédera donc plutôt en
vertu de la loi particulière sauf si, au regard de toutes les
circonstances, il devient plus indiqué d’agir en vertu du Code
criminel.