
Tout au long des procédures criminelles et pénales, le directeur
des poursuites criminelles et pénales et les procureurs aux
poursuites criminelles et pénales qui agissent en son nom jouissent
d’un large pouvoir discrétionnaire. Ce pouvoir doit s’exercer dans
le respect du droit et des principes fondamentaux de justice, dont
ceux inscrits dans la Charte canadienne des droits et libertés et la
Charte des droits et libertés de la personne, ainsi que dans
l’intérêt général de la société et le respect de la politique
publique de l’État en matière de justice, incluant les politiques et
programmes gouvernementaux ayant des incidences sur la conduite
générale des affaires en matière criminelle et pénale.
Le directeur des poursuites criminelles et pénales et les procureurs
aux poursuites criminelles et pénales se doivent de traiter leurs
dossiers d’une manière objective et d’agir équitablement à l’égard
des personnes concernées. Conscients que leurs fonctions s’exercent
à l’intérieur d’un système accusatoire, ils doivent défendre les
intérêts de la justice avec détermination et habileté et assister le
tribunal de manière à ce que la justice soit rendue. Ils doivent
aussi tenir compte de la diversité de la société et porter une
attention particulière à certains groupes plus vulnérables. En
matière d’infractions contre le bien-être public, ils ne doivent pas
oublier que le fondement des règles imposées repose avant tout sur
la protection des intérêts publics et sociaux.
Les orientations et les mesures énoncées dans ce document sont
destinées à constituer un guide à l’intention du directeur des
poursuites criminelles et pénales et des procureurs aux poursuites
criminelles et pénales, afin qu’ils exercent leurs fonctions avec
justice, équité et cohérence, dans une perspective de continuité et
d’uniformité.